Voyage à Madagascar
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LES BALEINES A BOSSE DE MADAGASCAR



RAPPEL :

Les mammifères marins ne sont pas des poissons, ce sont des animaux à sang chaud qui sont retournés à la mer.
Ils possèdent des poumons, des poils, des mamelles et allaitent leurs petits.

Ils se composent de trois grands groupes :

  • Les pinnipèdes : phoques, otaries et morses
  • Les siréniens : Lamantins et Dugongs
  • Les cétacés :
    • Les cétacés à dents : dauphins, orques, cachalots, marsouins…
    • Les cétacés à fanons qui représentent les baleines, on en dénombre 11 espèces dans le monde (dont 8 peuvent à priori fréquenter les eaux malgaches).

CARACTÉRISTIQUES :
Shéma baleine à bosseC’est la bosse situé à la base de l’aileron dorsal qui vaut à l’espèce le nom de baleine à bosse.
On emploie également le terme de Mégaptère, vu la longueur des nageoires pectorales qui ressemblent, sous l’eau notamment, à des ailes.

 

Classification scientifique :
CétacésOrdre 
des Cétacés
Sous ordre des Mysticètes
Famille des Balaenoptéridés
Sous famille des Balaenopterinae
Genre Mégaptera
Espèce Novaeangliae

Description générale :
Taille :  
Males :14,6m en moyenne avec un maximum de 17,5m.
Femelle :15,2m en moyenne avec un maximum de 19m.
Baleineaux :4m
Poids :  
30-40 tonnes pour les mâles et les femelles adultes.
1 tonne pour le baleineau à la naissance.

Nage et plongée :
La vitesse de croisière se situe entre 2 et 4 nœuds mais peut atteindre 10 nœuds !
Le temps moyen d’une plongée est de 3 à 10 minutes mais peut durer 30 minutes maximum.
La profondeur moyenne d’une plongée est de 60 mètres mais descendre jusqu'à 150 mètres.

La reproduction :
L’accouplement se passe après une parade amoureuse ou la femelle doit faire son choix entre plusieurs prétendants.
La gestation synchronisée avec la migration annuelle, dure environ 11 mois.
Le taux moyen de reproduction est de 1 petit tous les deux ans et demi. A sa naissance le baleineau mesure en moyenne 4 mètres et pèse 1 tonne, il est à peu près aussi long que les nageoires pectorales de sa mère. Au moment de la migration le baleineau a atteint la moitié de la longueur de sa mère.Baleine et baleineau
La maturité sexuelle est atteinte vers 4 et 5 ans.
Le baleineau reste toujours très proche de sa mère qu’il tête régulièrement, l’allaitement dure environ 1 an. Si un danger survient la mère se place en bouclier entre le danger et le petit.
La durée de vie d’une baleine à bosse est de 50 ans en moyenne.

Les comportements :

  • Frappes successives des nageoires pectorales :

Vraisemblablement lié à la parade amoureuse, ces frappes produisent des bruits assez forts qui peuvent être perçus à de longues distances.
C’est aussi un moyen d’affirmer sa présence ou d’intimider un congénère.

·        Frappe de la caudale :
Ce comportement est le signe d’un énervement du cétacé ou d’une volonté de faire passer un message à des individus distants. Le son sourd et puissant qui en découle est réellement impressionnant.

·        Tête au dessus de la surface :
Les baleines sortent la tête hors de l’eau pour scruter probablement les alentours !

·        Sauts :
Le saut serait lié à l’accouplement, il correspondrait à un appel du male.
Certains observateurs lui attribuent un rôle communicatif, de marquage de territoire et d’autres une façon de se débarrasser des parasites.
Enfin il faut savoir que les baleines à bosse sont les plus douées dans l’art du saut, elles ont la particularité de pouvoir sortir entièrement de l’eau même si il est très rare d’assister à un tel saut. Un saut de baleine est un moment magique et grandiose que vous n’oublierez jamais.Caudale de baleine

·        Caudale immobile au dessus de la surface de l’eau :
Cette position correspond vraisemblablement à une attitude de repos, d’allaitement, de thermorégulation ou bien à une attitude de refus de la part d’une femelle devant les avances d’un mâle.

La migration :
Les baleines à bosse migrent entre les zones d’alimentations situées sous les hautes lattitudes polaires et les aires de reproduction des eaux tropicales chaudes, dépourvues d’intérêt alimentaire, mais propices à la reproduction et au développement du baleineau dans les premières semaines de la vie.
Baleines et baleineaux passent dans des eaux dont la température est supérieure à 25° à des eaux à 4°.
Les baleines arrivent par vagues successives et par catégories différentes en fonction de leur statut vis à vis de la reproduction.

Le chant des baleines :
Le chant se caractérise par des grognements, des sifflements, des grincements, des gémissements, des grondements, des ronflements…..
Le chant est composé de phrases formant ensemble une séquence qui est répétée parfois pendant des heures. La durée de la séquence est d’environ un quart d’heure.
Il faut savoir que c’est une activité exclusivement pratiquée par les mâles qui correspond à une alarme à adressée aux congénères, à un marquage du territoire, un élément de parade amoureuse ou communication agressive.
                                                                       
Saut de baleineLes baleines communiquent à des distances de quelques dizaines de kilomètres à plus de deux cents kilomètres de distance. Ceci concerne les sons audibles par nos oreilles.
Les baleines à bosse produisent également des infra-sons inaudibles par l’oreille humaine. On les capte grâce à des enregistreurs spéciaux. On pense qu’ils sont émis pour permettre aux individus de se repérer entre eux et de communiquer. On pense aussi que ces sons permettent une communication à plusieurs milliers de kilomètre et donc d’un océan à un autre !

L’Observation des baleines :
Chaque année 10 millions d’observateurs approchent les baleines.
Il est de notre responsabilité collective de protéger les cétacés contre de mauvaises attitudes et le harcèlement en respectant quelques règles élémentaires :

·        Ne jamais foncer à plein régime sur les animaux.
·        Réduire de façon significative les moteurs à l’approche de la zone d’observation minimale fixée à 100m.
·        Limiter l’observation d’un groupe de baleines et ne pas, à longueur de journée, poursuivre toujours les mêmes.
·        Ne jamais couper la route la route à un cétacé ou un groupe de cétacés.
·        Ne jamais séparer une baleine de son baleineau en passant ou s’arrêtant entre les deux.
·        Toujours naviguer parallèlement à un groupe de cétacés en mouvement sans jamais essayer de les poursuivre.
·        Pour votre sécurité, ne vous approchez pas trop près d’un groupe en train de sauter.
·        La durée d’observation ne doit pas excéder 60 minutes.
·        Il est interdit de toucher et de plonger avec des baleines.

Soyez patients !  
Les baleines sont curieuses !  
Le mieux est de progresser doucement vers elles.  
Établissez un contact progressif et le plus pacifique possible.

 

Les dangers pour les baleines :

  • Naturels : Les prédateurs (requins et orques) et la maladie due à un virus qui peut également toucher d’autres espèces.
  • Responsabilité humaine : La pollution chimique (pesticide, PVB) et acoustique (bruit de navire, plates-formes pétrolières, explosions), les collisions avec les bateaux, les filets dérivants.

Très récemment des chercheurs ont observés une nouvelle maladie chez les petits organismes due à la pollution chimique.
Ces petits organismes constituant le plancton sont donc la base de la chaîne alimentaire sous marine, et cette maladie est donc capable de toucher toute la chaîne !.

  • La chasse baleinière (traitée ci-dessous)

La chasse baleinière : Chasse à la baleine
C’est au milieu du XIX siècle que débutent les grands massacres des cétacés.
Les progrès techniques , harpons explosifs, bateaux plus rapides, air comprimé pour gonfler les carcasses, navires usines, ont, en l’espace de 50 ans, permis de tuer plus d’un million de cachalots, un demi million de rorquals communs, 350 000 baleines bleues, 250 000 baleines à bosse.
Deux millions de baleines ont été tuées dans l’Océan Austral.
Aujourd’hui, l’Océan Indien est un sanctuaire pour les cétacés et toute action visant à leur nuire y est formellement interdite. De plus, depuis 1966, la loi interdit de chasser la baleine à bosse. Depuis le 7 décembre 1994, sur l’initiative de la France, l’Océan Antarctique a également été décrété, sanctuaire baleinier.  La mise en place de ce sanctuaire (50 millions de km autour de l’Antarctique) a été d’une importance capitale pour le rétablissement des populations de baleines.
Cependant, malgré les victoires remportées sur la chasse commerciales, la plupart des populations de cétacés restent toujours en danger. Malgré l’entrée en vigueur du moratoire en 1985-1986, le Japon, la Norvège, la Corée du Sud ont continués le massacre des cétacés à des fins « scientifiques ». En fait, ces recherches pseudo-scientifiques cachent clairement des intentions d’exploitations commerciales de la viande. Au mépris de l’opinion internationale, le Japon continue de traquer même depuis 2000 à l’intérieur de la zone protégée du sanctuaire de l’Antarctique.

Aujourd’hui il reste pour la plupart des espèces 5 à 10 % de la population originelle.

Pour certains grands mammifères marins, il est sans doute déjà trop tard !

La seule alternative sérieuse pour lutter efficacement contre cette extermination est de développer un secteur économique autour de l’observation scientifique et touristique des baleines.

Ces activités respectueuses des cétacés permettront ainsi de créer une mobilisation forte autour d’un secteur économique qui aujourd’hui est en plein essor.

J’ai rédigé cet article à l’aide du guide pratique: « Les baleines a bosse à Madagascar » Carambole édition

Baleines en direct est un site de référence et d'actualité dédié à l'éducation pour la conservation des baleines du Saint-Laurent et de leur habitat naturel. SOS Grand Bleu voit le jour en 1989, face à l'indifférence de notre société envers le massacre des cétacés en Méditerranée. Par un grand cri de colère, mais avant tout un cri du cœur,


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