Voyage à Madagascar
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CARNET DE VOYAGE A MADAGASCAR

J’ai toujours rêvé d’approcher un jour les baleines.

En lisant un livre ayant pour thème Madagascar, je tombe sur un article concernant le passage des baleines au large de l’île. « Le paradis des baleines !...grande attraction de juillet à mi-septembre...des éclaireuses arrivent dès le mois de juin...on peut les voir de la cote sud de Madagascar…. ». Nous sommes mi août et je n’ai pas encore posé mes vacances d’été. Il se trouve que deux amis, Hélène et Denis pour ne pas les citer, sont en partance pour Madagascar. La veille de leur départ, on improvise un petit resto, Madagascar le temps de se mettre d’accord  pour rendez-vous éventuel au cas ou je trouve un billet bon marché sur le Ouèbe (le vol Paris/Antananarivo n’est pas donné). J’obtiens finalement un billet à 4000frs (6500frs en agence). Le temps d’aller chercher un vol interne pour Sainte-Marie dans une agence parisienne spécialisée sur cette destination (Jacaranda de Madagascar) et me voici quelques jours plus tard à l’aéroport d’Ivato, situé à environ 15 km d’Antananarivo.

Après 1h00 d’attente pour obtenir un visa dans l’aéroport, et une vingtaine de propositions de me porter mon sac jusqu’au taxi, me voici dans une 2CV qui a eu du mal à démarrer. Le chauffeur a d’ailleurs fait appel à plusieurs personnes pour pousser la deuche.

Je profite du trajet pour discuter avec le chauffeur de taxi afin qu’il m’amène à l’hôtel idéal, c’est à dire propre et bon marché !  
Il me dépose à l’Anjary hôtel, c’est un hôtel assez moderne, le quartier et la rue sont un peu bruyants mais la chambre est sympa, il y a même la télé !

J’ai plusieurs jours devant moi pour visiter Tana avant de retrouver Hélène et Denis qui se trouvent eux au sud de l’île. 

Gare ferroviaire de SoaranoJ’ai fait un circuit sympa à pied, il représente environ 7kms, c’est long mais il passe par les principaux sites intéressants de Tana et puis si vous êtes fatigués les taxis ne manquent pas et ils sont bon marché. Le circuit commence donc par la gare ferroviaire de Soarano qui date du début du siècle, puis remontez toute l’avenue de l’indépendance qui est une espèce de champs Élysée du pauvre et qui accueillait autrefois le célèbre marché Zoma. Ensuite direction la place de l’indépendance en empruntant un grand escalier, l’animation est garantie sur la place ! on continue en empruntant la rue Ratsimilaho, la rue la plus commerçante de la haute ville, c’est aussi là que l’on trouve la poste, les banques, plusieurs hôtels et restos, ensuite direction l’église catholique d’andohalo par la rue Ranavalona III, puis la rue Samuel Stéfani, à proximité de l’église il y’a un des plus beaux points de vue sur la ville et la possibilité d’y descendre par les 845 marches ! mais le circuit ne s’arrête pas là ! a proximité de l’église il y’a la maison de Jean Laborde, c’est une jolie maison qui date de 1862, que le célèbre aventurier et industriel français habita après son retour d'exil. En grimpant toujours, par la rue Ravelojaona, on passe devant le musée d’Andafiavaratra, appelé aussi palais du premier ministre. Il reste encore 400m avant d’atteindre le point culminant de Tana et le fameux palais de la reine, il fait chaud et ça monte ! une halte s’impose, ça tombe bien sur la route se trouve un petit resto, « le grill du Rova », il y’a une jolie vue et de bons rafraîchissements !

Palais de la reineIl me reste 200m et j’atteinds le Palais de la reine, une fois là haut, déception ! le palais est en pleine rénovation. Enfin, rénovation de ce qu’il reste, en 1995, un incendie d’origine criminel (pendant une période d’élections et de campagne électorale) ravagea la structure. Enfin il faut savoir que c’est Jean Laborde qui construisit le palais pour sa supposée maîtresse, la reine Ranavalona 1ère.

Bon maintenant direction le parc zoologique en continuant sur cette route (ça descend !), on m’indique un chemin à prendre sur la droite qui est surplanté de trois fils électriques torsadés entre eux, 400m après le palais de la reine, le détail avait son importance car il y’a plein de chemins ! la descente par ce chemin est chouette car il pénètre dans des zones populaires (genre de favelas mais sans danger).

Au bout de ce chemin on arrive dans une rue ou se trouve 200m à gauche le parc zoologique et botanique de Tsimbazaza. Une fois dans le parc, un homme vient me proposer ses services en tant que guide moyennant un petit billet, bah pourquoi pas , en plus il a l’air de s’y connaître. Malgré un manque de moyen pour l’entretien le parc reste très sympa pour avoir un aperçu de la faune, de la flore et de la culture Malgache.

Etant excentré de la ville il me reste maintenant à revenir dans le centre en Stade de Mahamasina passant par l’avenue Kasanga (il y’a un cybercafé sur la route), sur le retour je passe devant le stade de Mahamasina, lieu de couronnement autrefois et surtout l’endroit ou Philibert Tsiranana proclama l’indépendance de Madagascar en 1960. On y joue maintenant au football et c’est aussi le siège du club bouliste (ils ont été sacrés champions du monde en 1999).

Je rejoins finalement le centre car j’aperçois le Lac Anosy avec au milieu le mémorial de l’ange noir, construit par les français en l’honneur des français et malgaches tombés pour la France. Voilà pour la petite ballade !

La réputation des malgaches en matière d’artisanat n’est plus à faire, c’est pour cela qu’une ballade au marché s’impose. Le Zoma, avant d’être disloqué en 1994 pour raison de sécurité était l’un des plus grands marchés du monde ! un véritable mythe ! il est aujourd’hui composé de quatre marchés : Analakely, Andravoahangy, Pochard et Petite Vitesse. C’est simple on trouve tout, même des reproductions (en bois) de couverture de tintin, comme « Tintin à Madagascar»...Durant ces quelques jours passés à Tana, j’ai vu la pauvreté comme jamais je ne l’avais encore vu, ou si, peut-être à Abidjan. Comme dit la chanson « La misère est moins pénible au soleil », bien qu’il fasse froid à cette époque de l’année à Tana, d’ailleurs les nombreux sans abris dorment donc dehors sur les trottoirs emmitouflés de sacs et de cartons. Il y’a également et surtout le problème de la faim, les rizières sont de plus en plus nombreuses autour de Tana mais ne répondent plus au besoin de la population sans argent. La pollution en ville est omniprésente et vous donne des nausées les premiers jours.Rizières J’ai rencontré plusieurs personnes dont une qui m’a marqué. Un petit homme, s’approche un jour de moi et me demande que je l’informe sur l’actualité en France ! il me cite les sujets qui l’intéresse : l’affaire Strauss Khan et le statut de la corse ! je lui raconte donc ce que je sais mais il en sait apparemment plus que moi, puis il me parle de l’histoire de France, nous sommes en fin de journée et je lui propose de dîner avec moi et continuer la conversation. Il me conduit dans une petite cantine typiquement malgache qui se situe dans le quartier d’Isotry ,j’apprends par la suite que ce quartier est le coupe gorge de Tana. A table il me pose diverses questions comme « est-il vrai qu’en France, même si l’on ne travaille pas on peut manger et être soigné ? ». J’en connais en France à qui on devrait faire un stage de survie à Antananarivo ! Après avoir bu une bonne bière cet homme qui s’appelle André me raccompagne en dehors d’Isotry. Le jour du rendez-vous avec Hélène et Denis est arrivé, je vais sur le point de rendez-vous qui est l’aéroport d’Ivato car ils arrivent de Tuléar. Seront ils dans l’avion ? c’est la question que l’on se pose lorsque l’on se donne rendez-vous à 10 000kms de chez soi !

L’avion en question se pose et je les aperçois rapidement dans le petit groupe qui sort de l’avion. Nous passons une nuit à Tana puis nous voilà de nouveau dans un avion en direction de Sainte Marie (Nosy Boraha). Pendant le trajet nous rencontrons Marie, une jeune française qui termine une mission humanitaire de 4 mois et qui passera une partie du séjour avec nous.

Sainte MarieL’atterrissage à Sainte Marie ne se fait pas sans frissons de part la petite taille de l’appareil et des vents tourbillonnants sur la zone d’atterrissage.

Une fois les pieds sur terre, un comité d’accueil se présente à nous et nous propose diverses adresses de refuges. (il y’a une quinzaine de refuges sur l’Ile Sainte Marie)

Nous nous retrouvons « chez Vavatt », un petit hôtel composé de d’une dizaine de bungalow au sommet d’une colline. Les quelques taxis brousse que l’on compte sur l’île ne peuvent monter jusqu’en haut (sauf la bonne vieille 504), mais l’endroit est charmant, tranquille et dispose d’une vue panoramique sur les deux versants, on aperçoit même les cotes malgaches par temps dégagé.

L’île Sainte-Marie qui se situe au nord-est des cotes malgaches n’est pas très Restaurant grande. Elle mesure à peine 50 kms de long et ne dépasse 3 kms de large. En 1685, tout ce que l’océan indien compte de pirates et autres rois de la flibuste, décide de venir s’installer dans la petite anse protégée de l’île sainte marie. C’est l’endroit idéal pour surveiller les navires qui reviennent des indes et être suffisamment éloigné des terres et rois malgaches.

Le cimetière pirate qui se situe à proximité d’Ambodifotatra et que l’on peut visiter est le gardien de leur mémoire.

L'ile aux NattesDe nombreuses activités sont possibles à Sainte Marie malgré le peu de touristes (pour l’instant). Ski nautique, plongée, vtt, ballade, sortie nocturne dans « la case à Nono » par exemple le samedi soir. Après avoir fait le tour de l’île, nous décidons d’aller à l’Île aux nattes. Cette petite île se trouve à l’extrême sud de sa grande sœur Sainte Marie et une liaison se fait par taxi pirogue et qui dure 10 minutes. Nous avons séjournés au Maningory, un charmant hôtel resto composé de quelques bungalows noyés dans la nature et face à la plage. Non seulement l'endroit est paradisiaque mais c'est aussi un lieu stratégique pour apercevoir le passage des baleines.

Un beau matin, mardi 14 septembre, je m’en souviens comme si c’était hier, Baleine à bosse Hélène, jumelle en mains aperçoit à l’entrée du canal, des signes encourageants (gerbes d’eau et petites taches sombres), et en moins de trois minutes nous étions sur un canot rapide en compagnie de Tony. Après 20 minutes de sauts sur les vagues nous sommes arrivés non loin du groupe. Les spécialistes appellent ça une zone d’activité de surface, c’est à dire un groupe composé d’une dizaine de spécimens, avec le spectacle qui découle des parades amoureuses. Baleine à bosse Nous sommes restés un long moment bouche bée devant ce spectacle inoubliable. Je vous laisse imaginer la tension qui régnait, à tout moment un mammifère marin de 35 tonnes et plus de 15 mètres de long pouvait surgir hors de l’eau et très près du canot. Nous nous sommes vite aperçu que ces géants des mers sont des être très doux surtout lorsque la présence de l’homme est proche. Puis nous avons suivi « discrètement » deux males rivaux en pleine drague ! Les sauts des deux males étaient vraiment spectaculaires, il y’avait l’esprit de compétition dans l’air. Pourtant la femelle qui était l’enjeu ne semblait guère impressionnée, elle adopta d’ailleurs une position qui peut traduire un refus : verticale avec la caudale hors de l’eau ! Nous apercevons alors un aileron non loin du bateau, Tony s’agenouille alors sur le coté du canot, et frappe à plusieurs reprises la coque, aussitôt l’aileron prends notre direction et se rapproche à grand vitesse pour disparaître à quelques mètres du bateau et réapparaître cette fois çi avec la tête au dessus de la surface…c’était un dauphin, ils nous regardait dans les yeux tout en remuant la tête et semblait nous dire de le rejoindre ! la cerise Baleine à bosse sur le gâteau ! Nous étions entre cette caudale immobile, les sauts de deux males et le dauphin tournoyant autour du bateau. Hélène à pu prendre quelques clichés de ces moments magiques (merci Hélène). Il fait tellement bon vivre à Sainte-Marie que nous avons voulu repousser notre vol à destination d’Antananarivo mais il ni y’avait aucun désistement cette semaine là sur le petit avion qui déssert quotidiennement Sainte-Marie !

Nous n’oublierons jamais ces moments passés en compagnie des baleines à bosse !

 

Voici quelques renseignements et adresses ou nous avons passé de bons moments :

 Le Maningory à l’Île aux Nattes
Un petit coin de paradis isolé au bord de l’océan indien, avec un super accueil !

bonjour à vous trois de la part de nous !

Alain ou Xavier
Tél : 261 (0) 32 07 090 05 et 261 (0) 32 07 090 06

tél/fax : (261 20) 57 402 60

e-mail :
maningory@dts.mg
http://www.madagascar-contacts.com/maningory/

Chez Vavatt à Sainte Marie

  Un taxi très sympa pour ANTANANARIVO et les environs (parcs) :
RAFIDISON Alitiana
tél: 032 02 537 86

Chez Sucett's
Prés du centre de Tana, 23 rue Raveloary à Isotry,
c'est un resto ou l'on mange très bien pour environ
40frs. Le personnel est vraiment sympa, surtout la
serveuse Assina.

Le grill du Rova
Sur les hauteurs de Tana, près du palais de la reine.
Repas à 30frs environ, la cuisine est bonne et s'il fait
beau il y'a une vue panoramique de la ville depuis la
terrasse.

Le restaurant
Légèrement au nord du centre ville de Tana, c'est le
must à Tana, tout le gratin Malgache vient y manger.
Ce resto est tenu par un français, dans une très
grande et très jolie maison. Il faut compter 90 frs env.
et 130frs pour le menu dégustation (foie gras, magret
de canard.....)

Hôtel Île Bourbon

Anjary hôtel  

VISA : Délivré à l’aéroport, 230frs/35Euros.
Course taxi aéroport/Tana : 50 000 Fmg.
Course taxi à Tana : 6 000 fmg le jour, 9 000 fmg le soir et 12 000 fmg la nuit.
Voila !  c'est mieux de prendre un taxi la nuit à Tana, en plus c'est pas chers !

 


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