Voyage au Venezuela
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DIVERS
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HISTOIRE DU VENEZUELA



Découverte

El DoradoC'est au cours de son troisième voyage, le 5 août 1498, que Christophe Colomb aborda pour le première fois le continent sud-américain, dans l'est de l'actuel Venezuela. Il donna à ses habitants le nom d'Indiens", persuadé d'avoir accosté dans une région des Indes.
Ce vaste territoire qui allait devenir le Venezuela était peuplé d'une multitude de petites tribus depuis 12000 ans environ.

A la différence des puissantes civilisations Aztèque du Mexique  ou Inca du Pérou, ces sociétés précolombiennes ont laissé peu de traces de leur culture. Il faut dire que la plupart ont été exterminées par les colonisateurs.

En 1499, Alonso de Hojeda, compagnon de Colomb, aborda la lagune de Maracaibo ou se reflétait une petite cité. Les voyageurs lui donnèrent le nom de Venezuela "petite Venise".

 

En quête de l'Eldorado

Des dizaines d'expéditions se succédèrent, qui ne laissèrent aucun répit aux Indiens, mais qui par la difficulté du terrain et des maladies tropicales freinait la course à l'Eldorado.

PirateLes conquérants se heurtèrent encore longtemps à la farouche résistance des Indiens, désormais sans illusions sur la cruauté des Occidentaux.

 Alors que cette guérilla semblait ne jamais devoir prendre fin, la variole fit des ravages parmi les Indiens qui succombèrent par milliers (l'épidémie qui se déclara dans la région de Caracas, en 1850, balaya les deux tiers de la population indigène). Mais à la fin du XVIe siècle, un autre danger menaça les colonies espagnoles, des corsaires français ,anglais et hollandais pillaient les villes côtières. Ainsi, en 1595, sir Francis Drake, accompagné de 500 hommes, mit à sac la ville de Caracas.

Le cacao

PlantationAprès la quête de l'or, la pêche aux perles et la traite des esclaves Indiens qui caractérisèrent la première moitié du XVIe siècle, l'agriculture se développa avec la conquête des plateaux et des vallées andines (blé, canne à sucre et élevage de bovins). Au XVIIe siècle, l'agriculture se diversifia avec la culture du maïs et du tabac  puis le café à partir de 1740. Mais c'est la culture du cacao, lancée dans la seconde moitié du XVIIe siècle qui permit à la colonie de prendre son véritable essor économique (dès 1750, le chocolat faisait fureur en Europe et aux États-Unis).

Dans les années 1770, le Venezuela était devenu la plus prospère colonie non minière de l'Espagne.

La société 

Bourgeoisie VenezuelaEn raison de la rareté des ressources minières, les colons espagnols étaient venus au Venezuela en nombre limité et constituaient un groupe ethnique restreint. Très vite, les mariages avec les filles de chefs indiens avaient été encouragés, et le métissage ne tarda pas à devenir un trait caractéristique de la société vénézuélienne.

La fin du XVIIe siècle vit affluer d'illustres Européens. Sous leur influence, la vie intellectuelle connut une effervescence certaine. Mais surtout, les idéaux révolutionnaires, venus de France et des États-Unis, ne tardèrent pas à faire leur chemin dans la bourgeoisie créole, celle-ci tolérait de plus en plus difficilement la mainmise de l'Espagne et les privilèges de ses fonctionnaires.

L'indépendance

BolivarLes grands mouvements de libération qui allaient secouer le continent sud-américain débutèrent au Venezuela au début du XIXe siècle. Ils furent le fait de quelques figures éclairées de la bourgeoisie créole originaire de la région andine. Les principales figures de cette révolution sont Miranda, Bolivar et Paez. Simon Bolivar fut incontestablement le grand homme de l'histoire vénézuélienne. Son rêve était de regrouper les anciennes colonies espagnoles d'Amérique du Sud afin de constituer l'une des plus grande nation du monde. Ce rêve l'entraîna à conduire plusieurs campagnes militaires en Colombie, Équateur , Pérou et Haut-Pérou (l'actuelle Bolivie, qui porte son nom). Le "Libertador" fut nommé président après de nombreuses et sanglantes batailles avec à ses cotés Miranda et Paez . Bolivar consacra les dernières années de sa vie à lutter contre la désintégration des républiques qu'il avait fondées, il mourut seul et ruiné en Colombie en décembre 1830. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la mort de Bolivar laissa la place au règne de petits groupes avides et cruels, comme l'avait toujours redouté le "Libertador".

L'après-Bolivar

Les guerres d'indépendances avaient fait des ravages: près d'un quart de la population avait péri dans les combats, l'économie de plantation fut elle aussi bouleverser, le bétail passa de 4,5 millions à 250 000 têtes. Le gouvernement ne survivait que grâce à un prêt britannique, consenti à un taux élevé. Les hommes de race blanche possédaient toutes les terres(rachetées après le partage national), contrôlaient l'armée et occupaient les postes administratifs.

La seconde moitié du XIXe siècle allait de nouveau secouer le pays, suite au déclin économique libéraux et conservateurs plongèrent le pays dans une guerre civile en 1859 et fit près de 200 000 morts. La figure de Simon Bolivar commença alors à faire l'objet d'un véritable culte, devenant le symbole de l'unité national. En 1879 apparut le Bolivar, première monnaie nationale.

Naissance d'une nation

IndigeneAvec la découverte du pétrole au début du XXe siècle, le Venezuela entra dans une nouvelle ère de son histoire. La quantité produite notamment par la compagnie Shell était prodigieuse et la nouvelle fit le tour du monde. Les techniciens venaient généralement des États-Unis, la main-d'œuvre était locale. Cet afflux massif de travailleur dans les années 1920-1930 se fit au détriment du secteur agricole, ainsi, alors qu'en 1920 les ventes de cacao et de café représentaient 96% des exportations elles atteignirent 11% en 1936. Grâce à cette rentrée financière le président Gomez dit le "barbare" réussit à rembourser la dette extérieur en 1930. Le Venezuela devenant de plus en plus dépendant des marchés extérieurs, subit le contrecoup d'une crise boursière mondiale et de nouveau l'instabilité et la répression régna dans le pays. Jusqu'en 1970 le Venezuela est confronté au gaspillage et à la corruption . L'embargo pétrolier décrété en 1973 par les pays arabes, auquel le Venezuela s'était associé fut une aubaine pour le nouveau président Carlos Andrés Pérez, il entreprit de construire le "Grand Venezuela". Une grande partie des recettes pétrolières (prix du pétrole multiplié par sept avec l'embargo) servit à nationaliser les industries afin d'occuper les postes par des nationaux. Dans le mène temps, le Venezuela devait jouer un rôle prépondérant sur la scène internationale en adhérant à différents pactes économiques latino-américain et en favorisant la création.

Le Venezuela aujourd'hui

Si en cinquante ans, le pétrole a placé le Venezuela en tête des pays d'Amérique latine pour son revenu par habitant et son dynamisme économique, les gouvernants n'ont pas su assurer à la population l'autosuffisance alimentaire. La nation s'est sur endettée, et l'écart se creuse entre la masse et les élites.

Les Vénézuéliens vivent encore ans la nostalgie de la grande époque du boum pétrolier, entre 1976 et 1983, année de la chute des cours et du début de la crise.

Aujourd'hui, la stabilité du pays est menacée par un déficit budgétaire énorme. Les universités envisagent de fermer leurs portes faute de crédits de fonctionnement.

Enfin, le malaise social n'a cessé de s'aggraver et la corruption s'est généralisée.

Le pays est devenu la plaque tournante du trafic de la cocaïne, surtout depuis que la Colombie lutte contre les cartels de trafiquants.

En dépit de ces difficultés, le Venezuela conserve d'important atouts. Le pays bénéficie de ressources naturelles diversifiées : or, diamants, charbon, énergie hydroélectrique. Une exploitation rationnelle de ces richesses pourrait, dans l'avenir, modifier la donne.

Pétrole


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